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L'Emprise de l'aube (Jean-Pierre Crespel)
L'Emprise de l'aube (Jean-Pierre Crespel)

Jean-Pierre Crespel

L'Emprise de l'aube

EditeurLa rumeur libre

CollectionPlupart du temps

Date de parution12/2019

ISBN/code barre978-2-35577-200-9

Format (mm)141 x 192

Reliuredos carré collé couverture avec rabats

Nombre de pages96

Poids127 g

Prix 15,00 €
Feuilleter

Vous lire, Jean-Pierre Crespel, c’est engager le corps, la voix, les muscles de la parole, c’est ouvrir les écoutilles de la boîte crâneuse, c’est déchirer la peau ridée des certitudes et, à vif, avoir la chance de percevoir — peut-être — le bruissement du poète en acte, l’oreille collée au silex tranchant et pointu où s’abritent la langue et l’écriture. 
J’ai lu, relu, j’ai fait sonner la langue et grâce à vous j’ai entendu, dans le profond silence des ombres, le frôlement des lettres contre la plume « comme un chant annoncé par le vent ». (extrait de la préface de Philippe Bouret)

Écriture éprise, écriture emprise ? Faut-il que Jean-Pierre Crespel « M » l’aube pour s’engager de la sorte dans le tourbillon d’un éternel matin !
Votre poésie est une réponse insoupçonnable à l’appel insu du lecteur boiteux que je suis. Elle éclot dans mon balbutiement-même, se déploie au creux de ma lallation, elle est mon trébuchement avant que. Elle me sauve sans le savoir, de la bêtise, de l’ignorance et de la chute fatale.
Le poète invite à une expérience de bord, entre le roc de la lettre et l’abrupt de la parole. Le réel est son orient, quand le mot manque à dire l’être et quand le manque à être féconde le
désir. Là où ça franchit la rampe, et après...
Vous lire, c’est échapper à l’emprise de l’autre pour inventer au bout de la nuit, avec vous, une éprise de l’aube.
À écrire le dernier mot, vous échouez cependant, comme moi à le lire.

Mortelle désolation
Dans l’abandon de vaincre et de convaincre

Mais vous ne désarmez pas.

Sur nos seuils
Recueillir
Les fumées
Les fouler

Sentir l’invisible
Pour le respirer
Guetteurs nous sommes…

Vous lire, Jean-Pierre Crespel, c’est engager le corps, la voix, les muscles de la parole, c’est ouvrir les écoutilles de la boîte crâneuse, c’est déchirer la peau ridée des certitudes et, à vif, avoir la chance de percevoir — peut-être — le bruissement du poète en acte, l’oreille collée au silex tranchant et pointu où s’abritent la langue et l’écriture.
J’ai lu, relu, j’ai fait sonner la langue et grâce à vous j’ai entendu, dans le profond silence des ombres, le frôlement des lettres contre la plume « comme un chant annoncé par le vent ».